
Rien ne me destinait a priori au tournage sur bois …
Professeur agrégé d’économie-gestion-comptabilité/finances, arrivé à l’apogée de ma carrière de formateur passionné, rien ne me destinait à une reconversion vers le tournage sur bois…
C’est la maladie que l’on ne nomme pas -le cancer…- qui m’a sorti de mon milieu professionnel, à quelques encablures de la retraite.
C’est dans ce moment de remise en cause profonde que j’ai exploré mes attirances, notamment vers le travail du bois. J’ai ainsi découvert le tournage, d’abord par des tutos internet pas toujours sérieux, d’où la conception et le test d’un tour à l’aide d’une perceuse !…
Je me suis très vite rendu compte, -malgré la passion dévorante (à en rêver la nuit !) et l’attrait de plus en plus fort pour cette activité, les gestes, le toucher, les odeurs- qu’il fallait un peu plus de sérieux et de professionnalisme dans l’approche.
Merci donc à Didier Trotel pour les premiers pas en formation chez lui, à d’autres éditeurs de tutos, ceux-ci très sérieux et pédagogues, à l’ouvrage de référence de Gérard Bidou sur les bases du tournage !
Depuis ce moment, je n’ai cessé de creuser le filon, de tester des méthodes, des bois nouveaux et variés, qu’ils soient verts, secs, échauffés, et de découvrir l’infinie variété des possibilités du tournage artistique et des sensations ressenties.
Ma philosophie est plutôt de me laisser porter par les morceaux que j’ai sous la main (tous mes bois sont locaux) ;
même si au départ il y a une idée de la création espérée, c’est souvent la pièce, ses surprises, ses blessures, ses cicatrices, qui m’inspirent le résultat final.
J’aime les bois torturés, blessés, travaillés ou même abimés par la nature, car ils permettent de raconter quelque chose…
Chaque œuvre est donc toujours une expérience unique, sensorielle, exploratoire, conduisant parfois à la réussite, au vertige, à l’extase (!), parfois aussi à l’échec qu’il faut accepter comme partie intégrante du travail.
J’espère pouvoir partager avec vous ces sensations au travers de ce site et de mes œuvres, qui n’attendent qu’une place chez vous pour être mises en valeur…
Daniel Perrin Toinin
